Prise de position…

Bonjour à toutes et à tous,

Je reviens avec un article qui pourrait être qualifié de « coup de gueule » ou de « cri du cœur » selon le côté dans lequel on se place… Depuis que j’ai pris la décision « d’Agir » – pour la planète, les animaux mais aussi pour mon bonheur et mon bien-être personnel, je fais face à de nombreux débats et discussions. Si je suis contente de susciter des débats – signes que mes actions font s’interroger les gens autour de moi, il en est d’autres qui peuvent être moins agréables/faciles à gérer.

Tout d’abord, j’ai pleinement conscience d’avoir fortement changé depuis quelques mois. Mais les personnes qui me sont proches et qui me connaissent bien, ne sont pas surprises par ce changement « radical ». Il ne faut d’ailleurs pas faire partie de mon cercle d’Amis restreint pour savoir que j’ai toujours été une fervente Amie des Animaux et de la Nature. De plus, étant quelqu’un de très passionnée par ce que j’entreprends, il ne faut pas s’étonner que je me jette à corps perdu dans ce nouveau challenge.

Challenge qui rythme ma vie aujourd’hui, et qui, je le sais, la rythmera pour toujours.

La première question qu’on me pose souvent c’est celle de la frustration. Suis-je frustrée de ne plus faire d’achat compulsif (ou extrêmement rarement), de ne plus manger de viande ou de beurre animal…? Non, pas le moins du monde ! Je suis fière de ne plus les consommer, je suis fière de réussir à me détacher du besoin de consommation que nous insuffle la société. Je suis fière d’agir et de voir que mes actions amènent mes Amis et autres à se remettre en question. Je suis très touchée par certains messages reçus de votre part, m’encourageant à continuer dans cette voie et à partager avec vous mes découvertes/avancées…

La question de la frustration est une question intéressante selon moi. Car la frustration rythme toute notre vie : de l’enfance à la mort nous sommes chaque jour confronter au sentiment de frustration. Que ce soit matériel, émotionnel ou physique, nous n’avons pas toujours ce que nous voudrions avoir. Et la réponse à cette frustration est toujours la même : se donner les moyens d’y remédier/de ne plus en souffrir !

Pour ma part, je suis frustrée de voir le monde dans lequel nous vivons, frustrée de voir l’égoïsme et l’individualisme qui peut couler dans nos veines, frustrée de contempler notre planète se détériorer jour après jour, frustrée de ne pas pouvoir, d’un coup de point sur une table, faire changer les choses. C’est pourquoi j’ai fait le choix « d’Agir », de prendre les choses en main, et de ne plus attendre que les choses se fassent par elles-mêmes. De commencer par changer moi-même avant de m’engager dans le changement de l’Autre.

Lorsqu’on fait le choix de s’engager dans une cause environnementale il faut souvent faire face aux personnes qui ne comprennent pas cet engagement. Je fais aujourd’hui régulièrement face à ces personnes et ce n’est pas toujours un plaisir, mais j’essaie de faire preuve d’un maximum de patience pour échanger sur le sujet.

Je fais notamment face aux personnes qui prônent l’inaction avec la justification du « c’est trop tard », « ça ne sert à rien » ou même du « ce n’est pas toi qui va pouvoir faire changer les choses ». Et bien si c’est Moi, c’est Vous et c’est Nous qui pouvons faire bouger les choses ! Je refuse catégoriquement de croire et de me ranger derrière l’idée que nous ne pouvons pas faire changer les choses. Je n’ai jamais dit (et je ne le pense pas) qu’un changement aussi important se fasse en 2 jours et super facilement, mais il est possible ! Il nous faut imposer nos convictions pour que le système change avec nous. Et puis je préfère me coucher en me disant que j’ai essayé plutôt que d’essayer de dormir avec mon inaction sur la conscience…

Autre débat/idée auquel je dois souvent faire face c’est celui de « l’idéologie du moule ». Qu’est-ce-que l’idéologie du moule ? C’est l’idée selon laquelle si tu ne rentres pas dans le moule (de la société, que tes parents t’ont destiné…) alors tu ne pourras rien faire et tu seras tout seul. Mon Dieu mais que cette idéologie est bien triste et négative ! Je ne rentre certainement pas dans le « moule » de la société de sur-consommation, mais je rentre dans « Mon Moule » et c’est tout ce que je demande pour vivre. Je n’impose à personne de rentrer dans le même moule que moi, alors laissons moi tranquille dans le mien, sans me juger. 🙂

J’ai commencé la lecture d’un livre pour faire la paix avec moi-même, et j’en ai tiré une citation qui me porte tous les jours : « Avoir une morale personnelle : Quand on veut avoir une influence morale sur les autres, il faut s’attaquer sérieusement à sa morale personnelle. » ETTY HILLESUM, Faire la paix avec soi, ed. Points vivre.

Sur ces belles paroles, un petit peu philosophiques quand même, je vous dis à très vite pour d’autres articles…

M.

 

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